Le Daisy Mae Scrag abbattu .... |
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10 h Une escadrille de 7 bombarbier B24 "liberator" s'apprête à lacher ses bombes près de Granville. Il n'a pas pu atteindre sa cible principale , Laval, couverte de nuages. Dans ce cas, c'est le leader de la formation qui choisi la cible, et les autres suivent. |
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10 h 15 " Bombes larguées ", l'enfer tombe sur Yquelon.
" A 1 HEURE !!!!! " tombe de la tourelle. Deux chasseurs allemands,
venant de bretagne s'en prennent au retardataire. Les mitrailleurs font de
leur mieux, il y va de leur vie. Celui de la tourelle, le sergent LEWIS, après
avoir abbatu l'un des chassseurs est mortellement blessé. Quand au
mitrailleur de queue, Franck
DILEVA, qui avait l'habitude de rejeter ses lunettes et son casque en
arrière, il est scalpé par une balle ou un éclat de verre
et tombe évanoui après avoir lui aussi abattu son poursuivant.
Une balle touche un réservoir derriere le pilote. le feu se
déclare dans le poste radio.
Le copilote ne parvient pas à déclencher l'extincteur.
Sur l'ile, les enfants entendent la cannonade venant de Granville. Ils se massent sur le haut du fort. le temps est clair, un vent modéré de nord ouest, juste quelques cumulus blanchissent le ciel bleu. Ils voient la trainée de fumée de l'avion entre les nuages, au dessus de l'est de l'archipel.
Une seconde raffale détruit la verriere du pilote et un circuit hydraulique. Il perd le controle. Comprenant qu'il ne pourrait pas aller plus loin, il donne l'ordre d'ejection et tente de brancher le pilote automatique. la fournaise prend de l'ampleur derriere lui. Lorsqu'il se croit enfin seul, il traverse le mur de flammes qu'est la carlingue et saute.
Sur l'ile les enfant s'écrient " Ho , ils lancent des ballons ! "
Le vent est trop fort, et déporte tout les parachutes vers la pleine mer, entre Granville et Chausey. Le dernier à avoir sauté, le pilote tombe à 300 metres du plus proche Ilot.
Dans la carlingue désemparée, le mitrailleur se réveille, son parachute est brulé, inutillisable. Il prend celui du sergent mort, le passe et saute, encore tout étourdi. De longues seconde passent. il ne trouve pas la poignée. il tombe. Et enfin il tire son parachute, et passe a quelque metres du fort de la grande ile, devant les yeux médusés des enfants.
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Le "liberator" était un bon avion, mais avec toutefois un gros default. Les réservoirs étaient dans les ailes, fixées sur le haut de la carlingue et inclinées en "V". En cas d'avarie grave , toute le kérozene se déversait dans le compartiment à bombes et prenait feu. |
![]() Photo tirée de la collection Thévenin |
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| 10 h 30 Le père Pierre, qui n'est pas si loin, entend
le vacarme et voit l'ile couverte de fumée. Sa première
réaction : " Ils bombardent l'ile ! ". Il rebrousse chemin et
pousse le moteur du "Goeland". Pourtant, aucune des maison couverte de
chaume n'as pris feu, aucun des habitant n'est bléssé
par la chute des débris ou l'explosion des munitions. c'est un
miracle. 11 h 00 Le père Pierre arrive à la cale. Son fils lui explique en quelques mots, il saute a bord du canot, et partent à la recherche des parachutistes. Le père Leopold ramène le mitrailleur, tombé près de la grande ile. Les parachutistes, tombés en dehors de l'archipel nagent à contre-courant. Arnachés, ils s'épuisent. |
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11h15 Le pilote parvient à atteindre un ilot que la marée découvre derriere lui. Il se sait sauvé, il voit le "Goeland" approcher et lui fait signe de continuer, conscient que ses camarades ne tiendrons pas.
12 h 00 Sur les 9 membres de l'équipage qui on sautés, seuls 5 sont sauvés. Les autres se sont noyés. Le "Goeland" ne retrouvera d'eux qu'un gant, une veste .... des temoignages pathétiques de leur lutte pour survivre.
15 h 00 Les bléssés sont soignés par
l'abbé Jourdan, instituteur, infirmier
et curé de la petite communauté. Le cuir chevelu de Franck
Dileva est remis en place et recousu, Les brulures du Pilote James Ockden
pansées.
Ils sont installés dans l'hotel de la mère LEPERCHOIS.
Au menu sur l'ile : pommes de terre, maquereau et homard, à tous les repas.
Le pilote James Ockden, est solitaire, mélancolique, accablé par le sentiment de responsabilité et par le mal du pays ( son bébé doit etre né maintenant ) mème s'il se joint à la peche du Pere Pierre. Les autres membres de l'équipage jouent aux carte avec les habitants. Le plus jeune, le mitrailleur passe tout son temp avec les enfants, et fini par comprendre et parler un peu le français " comme une vache espagnole ! " . Il s'habille en pêcheur, et sa ressemblance avec un habitué de l'ile lui vaut le surnom de "BATHANY".
| Au petit matin, l'équipe de sauvetage allemande
chargée de récuperer les survivants de
l'expédition font un crochet par Chausey.
Sous la menace, ils interrogent un pêcheur, qui dit où sont les américains. L'hotel est pris d'assault ( raffales de mitraillette à l'appui ). Le pilote, qui pour une fois n'avait pas son pistolet à sa portée, se cache dans une armoire. Les allemands savent qu'il sont cinq. Il en manque donc un. Ils menacent la mère Leperchois, ce qui ammène le pilote à se rendre. Ils sont emmenés à terre. Pendant le transport, Franck Dileva qui est toujours habillé en pecheur, tente de se joindre à un groupe de cantonniers, mais est repris sur la remarque d'un autre détenu. Séparés, ils passerons 7 mois dans des camps de prisonniers, puis seront libérés , enfin, par les Alliés. |
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| La suite de l'histoire :
le 18 septembre 1999, James OGDEN revient à nouveau à Chausey pour inaugurer une stèle de granit à la memoire de son équipage. A cette occasion, les chausiais qui ont participé à cette aventure sont décorés par l'association des vétérans americains. |
Coupures de presse : |
sources :
Pierre Leperchois, 15 ans à l'époque, témoin occulaire
Franck Dileva, mitrailleur de queue ( revenu en juin 1994 )
James Okden, Chef pilote ( revenu en juin et septembre 1999 )